les carnets de clarisse

transversalité & renseignement (relier les détails)

L’inconnue du placard

J’ai lu cette brève il y a plusieurs mois et elle me revient régulièrement en mémoire. Pourquoi ?

(Fukuoka sous la pluie – photo insomnia bytes)

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Peut-être pour son atmosphère de mystère, d’étrange, son côté « faille dans le réel» , le lent basculement du quotidien vers un monde inconnu.
Imaginez-vous chez vous, dans votre vie de tous les jours. Des faits minimes, dérangeants, semblent se produire dans la maison. Des choses manquent, disparaissent. Vous retrouvez des objets légèrement déplacés le soir quand vous rentrez du travail. Une odeur inconnue dans la cuisine. Des gouttes d’eau dans l’évier.

Vous avez cherché, réfléchi à ces changements imperceptibles qui vous tracassent. Peut-être est-ce juste la fatigue, trop de travail en ce moment, ou bien une mémoire défaillante, car pas assez de sommeil ?
Vous avez même parfois une désagréable impression de présence, alors que la maison est bien vide. Vous vous inquiétez : vous devenez fou ? paranoïaque ? Vos voisins vous croient mythomane, et bien trop porté sur le saké. Les gens commencent à jaser dans le quartier, et au travail aussi.

Mais vous persistez, sûr de vous, quand même. Vous voulez savoir ce qui se passe. Alors ?

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Le vendredi 30 mai 2008 – Agence France-Presse

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« Un Japonais, intrigué par la disparition mystérieuse d’aliments dans son réfrigérateur, a eu la surprise de découvrir qu’une femme vivait clandestinement dans un placard de sa maison depuis plusieurs mois.

Ce célibataire de 57 ans s’était résolu à installer une caméra de sécurité dans sa maison de Fukuoka afin de comprendre ce qui se passait dans sa cuisine.

Lorsqu’il a vu sur l’écran de son téléphone portable une femme se promener à l’intérieur de son domicile pendant son absence, il a immédiatement appelé la police.

«Nous avons fouillé la maison et avons découvert la femme dans un placard», a raconté un porte-parole de la police de Fukuoka.

La clandestine, Tatsuko Horikawa, âgée de 58 ans, était cachée dans la partie supérieure d’un placard, à peine suffisante pour accueillir une personne allongée.

Elle y avait installé un matelas et plusieurs bouteilles d’eau.

«Elle a expliqué aux enquêteurs qu’elle n’avait nulle part où habiter. Elle semble avoir vécu ici pendant environ un an, mais pas en permanence», a déclaré le porte-parole.

La femme a été arrêtée et les policiers la soupçonnent d’avoir aménagé d’autres caches dans des placards des maisons environnantes.» 

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Histoire à cinq facettes

Imaginez aussi cette histoire écrite de cinq points de vues différents. Chaque narrateur raconte sa perception des faits à la première personne.
La première histoire est écrite par l’homme qui habite la maison. La seconde par son voisin. La troisième par la femme du placard. La quatrième par le policier qui enquête. La cinquième par un journaliste étranger qui séjourne en ville à ce moment-là.

Cinq visions radicalement différentes du même fait. Ce serait intéressant.

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Sources

cyberpresse
telegraph

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Category: nouvelles d'ici et d'ailleurs

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