les carnets de clarisse

transversalité & renseignement (relier les détails)

Le navire maudit, acte 1

Le Portail des sous-marins a publié ce matin (ici) une bien étrange nouvelle, concernant un navire iranien, le MV Iran Deyanat, capturé en août dernier par des pirates somaliens.

Le mystère réside dans sa cargaison, au centre d’un bras de fer impliquant l’Iran, les pirates et les États-Unis.

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Sous-marins brésiliens

Le Brésil a annoncé la construction de 4 sous-marins classiques, échelonnée sur 8 ans, en plus du sous-marin à propulsion nucléaire prévu pour 2020 (rappel du billet ici). La marine brésilienne dispose actuellement de 5 sous-marins.

Cette annonce a été faite hier pendant les manœuvres militaires de l’ « Operation Altántico” – une simulation de l’attaque des nouveaux champs pétroliers par des navires étrangers.

Le commandant de la force sous-marine brésilienne, le contre-amiral Bento de Albuquerque Junior, a exposé les objectifs prioritaires du renforcement de la défense du littoral.
Le ministre de la défense, Nelson Jobim, a confirmé la signature d’un traité de coopération militaire avec la France pour la construction du sous-marin à propulsion nucléaire, lors de la visite du président Nicolas Sarkozy en décembre prochain.

La défense de ses nouveaux champs pétroliers est vitale pour le Brésil. Rappelons que le littoral brésilien s’étend sur plus de 7000 km.

L’aubergine et le vizir

Un conte populaire à propos d’un roi et de son vizir

Le roi en avait assez de manger des aubergines. Il mentionna un jour devant son vizir que l’aubergine était un légume totalement inutile. Le vizir fut de tout cœur d’accord avec son roi, et se mit à critiquer le malheureux légume de manière si emphatique que le roi n’eut plus aucun doute sur la justesse de son opinion.
Quelques jours plus tard, le médecin personnel du roi rencontra ce dernier et lui parla des remarquables bienfaits pour la santé de la consommation d’aubergines. Du coup, le roi recommanda le légume à son vizir. Celui-ci ne pouvait qu’être d’accord. L’aubergine était vraiment la reine des légumes, et, comme il continuait à vanter éloquemment ses nombreuses qualités, le roi se souvint qu’auparavant ce même homme avait très rondement condamné le légume en question. Furieux, il lui demanda comment il pouvait soutenir deux points de vue aussi diamétralement opposés.
La réponse du vizir fut empreinte d’une sagesse distillée pendant des générations.
Il répliqua : « My lord, je travaille pour vous, pas pour l’aubergine. Quel bien cela me ferait-il, à moi, si j’étais d’accord avec l’aubergine mais en désaccord avec vous ?» 

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Pavan K. Varma nous rapporte ce conte dans Le défi indien – Pourquoi le XXIeme siècle sera le siècle de l’Inde (Actes Sud, BABEL, 2005). Pavan K. Varma est écrivain, diplomate, directeur général de l’Indian Council for Cultural Relations.

Son explication : « Le vizir ne pouvait pas penser qu’il y avait quoi que ce soit de moralement condamnable à changer d’avis en étant d’accord avec son roi. Son amoralité était fondée sur la perception pragmatique que le poids de sa position était plus important que la solidité de ses convictions. Pour la plupart des Indiens les convictions privées ne doivent jamais se mettre en travers des avantages personnels.» 

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La chute des mythes projetés et auto-construits

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L’édition indienne (en anglais) de 2004

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Ce livre passionnant tente de répondre sans tabou à la question « Qu’est-ce qu’être indien? »  dans l’optique des défis et des potentiels du 21e siècle.

Des réponses fouillées, claires, bien illustrées, à la fois sur le point de vue de l’étranger et sur celui de l’Indien face à lui-même. L’analyse est franche, directe, sans concession, souvent dure. Ainsi le mythe de l’Indien intègre, spiritualiste, détaché des contingences de ce monde, non-violent, tombe en poussière.

La recherche du pouvoir apparaît pour un Indien l’objectif légitime de son existence (qu’il doit combiner avec les quatre buts fondamentaux de sa vie d’hindouiste et les quatre stades de sa vie terrestre, sans oublier la fidélité à sa caste). Cela entraîne une amoralité dans les actes quotidiens considérée comme normale dès lors que ceux-ci sont en rapport avec cet objectif.

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Le pays des dualités et des antinomies

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Ce livre de 360 pages est divisé en six parties :
1) introduction : image ou réalité
2) le pouvoir : le triomphe inattendu de la démocratie
3) la richesse : le mythe de « l’autre monde» 
4) la technologie : le passé explique les succès d’aujourd’hui
5) le panindianisme : violence et volonté de compromis
6) épilogue: un équilibre crucial pour le décollage.

Se révèlent alors une série de dualités assez surprenantes pour les esprits cartésiens :
- appartenir simultanément à un monde moral (l’ordre du cosmos) et un monde amoral (sa propre vie comme étape dans le cycle continu des renaissances)
- constater l’absence de bienveillance envers les étrangers et en même temps la collaboration/collusion avec les étrangers d’une puissance étrangère d’occupation, c’est-à-dire être fidèle à sa déloyauté et pourtant servir sans vergogne ni remords l’étranger.

On apprend les usages sociaux et leur échelle de valeurs :
- flatter et être flatté, en utilisant toute la palette de l’exagération et de l’emphase dans la déférence affichée, s’exprimant sans subtilité, mais dans le doute perpétuel sur la pérennité des deux parties : demain, le flatteur peut être écarté, et le flatté déchu,
- user de la corruption pour alimenter et consolider la démocratie,
- le bien triomphe du mal mais la vie est duplicité et trahison,
etc.

Les références aux textes (Mahâbhârata, Kâma Sûtra, Râmâyana, Arthashastra), leurs mises en relation avec les notions de base de l’hindouisme, des exemples puisés dans de nombreuses études, constituent une synthèse puissante mais néanmoins assez facile d’accès pour les profanes, fluide et d’une lecture agréable.

Où l’on apprendra aussi avec intérêt que :
• l’Inde et l’hindouisme sont absents des études de Samuel Huntington (Le Choc des civilisations) et de Francis Fukuyama (La Fin de l’Histoire et le dernier hommeLa confiance et la puissance)
• l’Inde produit plus de politiciens, élections, partis politiques démocratiques que la totalité du reste du monde.

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Extraits

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« Pour la plupart des Indiens les convictions privées ne doivent jamais se mettre en travers des avantages personnels.» 

« Même dans leurs pires actions, les Indiens ne sont jamais accablés par leur absence de moralité, et ils ne perdent pas confiance dans leur virtuosité ultime; parce que, après tout, dans un monde passager et éphémère, quelque chose peut-il être éternellement bon ou mauvais ?» 

« L’hindouisme doit être la seule religion qui inclue expressément l’accomplissement des désirs physiques et la poursuite de la prospérité parmi les buts suprêmes de la vie.» 

« Les politologues peuvent tirer d’intéressantes conclusions du fonctionnement de la démocratie en Inde. La principale est qu’il n’est pas de loi universelle qui explique le succès d’institutions démocratiques. La démocratie peut trouver ses racines, non pas en raison de la force intrinsèque des idées qu’elle représente, mais en raison de certaines forces dans le caractère et la façon de penser du peuple dans lequel elle est transplantée.» 

« Dans les sociétés où les traditions indigènes ne sont pas aussi fortes, la démocratie peut être sommairement rejetée comme une menace totalement inacceptable.» 

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Le dualisme de l’Occident dans sa perception de l’Inde

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À mettre en relation avec cet article de Jean-Joseph Boillot dans les Échos publié lors de la visite d’Etat du Président de la République en Inde, les 25 et 26 janvier 2008 :

« Mais notre rapport à l’Inde reste dans ce domaine assez dualiste car les images sur la pauvreté ou certaines violences récurrentes se superposent encore largement dans notre imaginaire collectif.
[...]
Car le dualisme confine ici à la schizophrénie. La gauche française se présente souvent comme celle qui protège l’Inde et stigmatise ses inégalités. Mais elle est aussi celle qui dialogue avec cette autre Inde, celle des paysans sans terre, des forums sociaux ou d’un accord équilibré sur l’après-Kyoto. La droite française revendique plutôt la signature de grands contrats et cherche par tous les moyens à annoncer de vastes programmes de coopération avec ce pays-continent. Mais elle est aussi celle qui a si mal réagi à l’acquisition d’Arcelor et qui s’accommode difficilement de la vision des espaces pertinents chez nos géants asiatiques : point d’avenir en dehors d’un projet collectif européen là où chaque capitale tente de jouer sa propre carte.
[...]
Nicolas Sarkozy arrive à Delhi juste après Gordon Brown, mais surtout après la visite historique du Premier ministre indien à Pékin, où a été publiée une déclaration commune importante sur «
une vision commune pour le XXIe siècle ». Qui a noté à Paris que n’y figurent ni le mot France ni le mot Europe ?» 

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À méditer… et à changer

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Mise à jour – 9 octobre 2008

Un lecteur attentif et cultivé me signale que l’histoire de l’aubergine est une des paraboles de Nasr Eddin Hodja, qui font le bonheur des Balkans à la Mongolie depuis le XIIIe siècle. Merci pour cette information !

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Birmanie : la chute de la maison Myanmar a-t-elle commencé ?

Une conjonction de plusieurs événements, faits, impressions fugitives, tendrait à indiquer qu’il se passe quelque chose en Birmanie.
Quelque chose comme, peut-être, le début d’une lente chute, comme l’envahissement d’un mécanisme par le sable, grain à grain. Quelque chose comme une fissure invisible à l’œil, qui finit par emporter un barrage. Peut-être.

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Les rumeurs inquiétantes sur la santé d’Aung San Suu Kyi

La presse internationale a fait état depuis plusieurs semaines de fortes inquiétudes concernant la santé d’Aung San Suu Kyi, la grande dame de l’opposition birmane, officiellement assignée à résidence à son domicile de Rangoun depuis septembre 2003.

Selon son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), elle refuserait partiellement ses livraisons quotidiennes de nourriture. Selon le général Khin Yi, chef de la police, il ne s’agirait pas d’une grève de la faim.

Cette situation durerait depuis maintenant un mois et serait une forme de protestation contre la restriction de liberté de mouvement des deux femmes affectées à l’entretien de sa maison, qui ne sont pas autorisées à sortir.

L’avocat d’Aung San Suu Kyi, Kyi Win, a pu la voir une demi-heure le 1er septembre a rapporté ses paroles: « Je vais bien mais j’ai maigri « .

Le 14 septembre, Aung San Suu Kyi a reçu pendant quatre heures et demie le docteur Tin Myo Winson, son médecin personnel, qu’elle n’avait pas vu depuis le 17 août dernier. « Je ne peux rien dire maintenant»  a-t-il déclaré en indiquant qu’Aung San Suu Kyi informerait elle-même la presse très prochainement sur son état de santé. Il lui a administré une perfusion lors de sa visite, au vu de son état d’affaiblissement général.

Un responsable birman a déclaré à l’AFP qu’Aung San Suu Kyi acceptait de nouveau ses livraisons de nourriture, depuis lundi soir.

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Une série de dates anniversaires-clés

Tous ces actes de protestation semblent se produire à des dates-clés, symboliques.

Le mouvement de protestation d’Aung San Suu Kyi se poursuit par d’autres actions :
• un refus de rencontrer certains officiels,
• l’annonce du dépôt d’un recours légal contre sa détention.

En août dernier, elle refuse de rencontrer Ibrahim Gambari, envoyé spécial de l’ONU qui a séjourné à Rangoun du 18 au 23 août. Un geste jugé surprenant, puisqu’elle l’avait vu deux fois en mars dernier.
> le mois d’août marque un double anniversaire : un an après la révolution safran, ce mouvement de protestation où les moins sont descendus dans la rue aux côtés de la population, et vingt ans après la révolution 8888 (8888 Uprising) d’août-septembre 1888 qui a été écrasée dans le sang par le régime.

Le 2 septembre, elle refuse de rencontrer l’officier de liaison de la junte – le ministre du Travail Aung Kyi. Cette nouvelle est rapportée par le quotidien officiel New Light of Myanmar.
> lors de la révolution safran, des bonzes furent brutalisés par les forces de police le 5 septembre 2007.

Son avocat a annoncé qu’Aung San Suu Kyi va déposer un recours légal auprès du pouvoir afin d’obtenir la levée de son assignation à résidence. Ce recours devrait être déposé lundi 15 ou mardi 16 septembre (soit hier ou aujourd’hui).
> l’anniversaire du coup d’État militaire est le 18 septembre 1988.

D’autres dates-clés importantes sont à venir : les 18, 26 et 27 septembre.
> le 26 septembre 2007, les forces de police tuent trois moines et un civil lors de la manifestation pacifique. Le 27 septembre, neuf morts dont un journaliste japonais.
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Une suite d’événements isolés

En janvier 2008 le poète Saw Wai est arrêté après avoir publié un poème d’amour qui se révèlera être un acrostiche (la première lettre de chaque vers forme une phrase) : on pouvait lire en birman «Le général Than Shwe est fou de pouvoir».

En février 2008 le film John Rambo est interdit et des copies commencent à circuler sous le manteau. Une des répliques de Rambo devient culte : « Either live for something, die for nothing – it’s your choice.»  soit à peu près « Vivre pour rien, mourir pour quelque chose – à toi de choisir.» 

Le cyclone Nargis dévaste le pays le 2 mai 2008; la population est abandonnée par le pouvoir qui refuse l’aide internationale.

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L’importance des prédictions en Birmanie

Comme dans toute l’Asie, et au risque de provoquer l’incrédulité ou le rire d’un observateur occidental, l’analyse des mouvements des flux cosmiques et terriens est une étape indispensable dans toute prise de décision importante.
La captation du flux de ces énergies, le choix d’un jour faste et bénéfique, le rejet d’une période porte-malheur, l’orientation géographique d’un immeuble… sont calculés par des spécialistes – ainsi la date et l’heure de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, par exemple, qui commencent le 8e jour du 8e mois à 8 heures 08.

Les généraux birmans appliquent la numérologie et les prédictions astrologiques participent des décisions officielles. Une attitude bien difficile à concevoir et encore plus à admettre pour un esprit rationnel cartésien.

Le 9 est le chiffre porte-bonheur des généraux. Des décisions inexplicables deviennent tout d’un coup logiques sous cet éclairage :
- la démonétisation de 1988 a supprimé les billets de 100 et 50 kyats pour les remplacer par des billets de 90 et 45 kyats (multiples de 9),
- la circulation automobile est passée du jour au lendemain de gauche à droite – avec un parc automobile à majorité de volants à droite,
- le déplacement de la capitale de Rangoun à Nay Pyi Daw (dont le nom signifie Siège des Rois) en 2005, ville construite dans une région complètement isolée, a eu lieu le 6 novembre 2005 à 6h37 précises. Cinq jours plus tard, le 11 novembre, le second convoi de déménagement part à 11 heures, composé de 1 100 camions militaires transportant 11 bataillons de 1100 soldats et 11 ministres.

Le 8 signifie renouveau, recommencement, cycle, prospérité, richesse. Le 9, durabilité, solidité, fin d’un cycle. 99 est le nombre de l’éternité.

L’astrologue Min Theinkha :
« Les sinistres se produisent quand les chiffres de l’année en cours s’additionnent pour former le nombre 10. Après 2008, 2017 sera l’année de tous les dangers.» 

L’analyste politique Aung Naing Oo :
« Quand une catastrophe naturelle, comme le cyclone Nargis, frappe la Birmanie ou qu’il y a une grande épidémie, les Birmans en rejettent la responsabilité sur leurs dirigeants« .

Le tremblement de terre au Sichuan en Chine a eu lieu le 12 mai – en numérologie : 12-5 = 8 ou 12-5-2008 = 16 = 2 x 8 – et 88 jours avant le début des Jeux olympiques.
Le cyclone Nargis a dévasté le pays le 2 mai 2008 – en numérologie : 2-5-2008 = 8.

Dans le delta des histoires circulent parmi les survivants, mêlant légendes et désespoir, comme celle de ce garçon qui aurait survécu en grimpant sur le dos d’un crocodile, ou les récits des cris des âmes errantes qui appellent à l’aide dans la nuit et hantent les endroits maudits.

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“ Libérez-nous de la peur ”

Tous ces petits faits, ces sentiments, toutes ces voix sont peut-être en train d’agir.
Aung San Suu Kyi mène son action, silencieuse.
Son état de faiblesse pourrait être un catalyseur. La menace d’une mort possible n’est pas neutre. Vivante, elle incarne un danger pour le régime, morte elle devient invicible.

Son action solitaire et déterminée est un signe fort donné dans le pays et à l’extérieur, avec un but précis, dont nous ne voyons pas encore bien le sens.

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« Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime […] Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. [...] Dans un système qui dénie l’existence des droits humains fondamentaux, la peur tend à faire partie de l’ordre des choses. Mais aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’élément naturel de l’homme civilisé. »
Aung San Suu Kyi

« Ils contrôlent peut-être les rues et les monastères, mais ils ne pourront jamais contrôler nos cœurs et notre détermination« .
U Gambira , moine emprisonné

« Telle est la Birmanie, où rien n’est pareil à ce qui se passe ailleurs.» 
Rudyard Kipling

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Le relais international

Plusieurs actions sont prévues ce mois-ci.

L’IBMO (Organisation Internationale des Moines Birmans) appelle à une journée d’action pour la Birmanie le 26 septembre. Une méditation est prévue à New York devant le siège de l’ONU.

The Clear View Project, mené par une organisation californienne, propose une liste d’actions à mener.

L’Open Society Institute de George Soros propose une soirée de lecture au bénéfice de la Birmanie, le 23 septembre à New York.

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Enfin, pour ceux que cela intéresse, voici ce que j’ai trouvé lors d’une rapide recherche :

Les prévisions du ciel pour 2008-200

• du 26-01-08 au 14-06-08 : Pluton en Capricorne
• du 14-06-08 au 27-11-08 : Pluton en Sagittaire
• du 27-11-08 au 23-03-2023 : Pluton en Capricorne

• du 28-11-1998 au 4-04-2011 : Neptune en Verseau

Pluton entre en Capricorne tous les 246 ans environ.
Neptune entre en Verseau tous les 168 ans.

Le Capricorne :
- gouverne la politique
- représente le pouvoir

Pluton :
- la mort, la vie, l’immortalité, la résurrection
- la destruction et la reconstruction
- le primitif, ce qui est caché dans les profondeurs de l’être
- l’informulé, l’inconscient.

Pluton en Capricorne :
- autorité, gouvernement, conservatisme, pouvoir
- peur, répression, ordre mondial
- affaires, corruption, puissance financière
- luttes des civilisations, puissance et impérialisme, menaces intérieures
- dislocation, effondrement
- grande activité terrestre (tremblements de terres, séismes, cyclones, éruption…)

Pluton en Sagittaire :
- peur liée à la religion
- affrontements religieux, luttes pour le pouvoir religieux,
- montée du fondamentalisme.
- racisme, xénophobie
- signe de l’étranger.

Tous ces signes sont à la fois positifs et négatifs. C’est bien sûr la conjonction particulière de chaque événement (heure, date, lieu…) qui est déterminante.
Bref, toute une science. Et il y a autant à dire sur la numérologie… pour les amateurs, bien sûr.

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Mise à jour – 24 septembre 2008

9002 prisonniers ont été libérés hier en Birmanie dans le cadre d’une amnistie pour « bon comportement moral» .

Le rapporteur spécial de l’ONU, M. Tomás Ojea Quintana, a annoncé depuis Genève que 7 prisonniers politiques figuraient parmi les détenus libérés :
Win Tin, May Win Myint, Aung Soe Myint, Khin Maung Swe, Win Htain, Than Nyein et Thein Naing.

Un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) à Rangoun a pour sa part confirmé 4 de ces libérations, dont celle de Win Tin. Journaliste de l’opposition, il était en prison depuis 1989. Il a 78 ans.

On notera avec intérêt que 9002 donne 9+0+0+2 = 11.

Du nationalisme

Il y a souvent confusion aujourd’hui en Europe entre les notions de patriotisme et de nationalisme, le nationalisme étant devenu une caricature du patriotisme, lui-même raillé ou ridiculisé.

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