sept 8, 2008
Que se passe-t-il à Londres ? Russie, la troisième menace (2)
suite de Que se passe-t-il à Londres ? Le JIC dans la tourmente (1)
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Le très médiatisé meurtre par empoisonnement d’Alexandre Litvinenko à Londres en novembre 2006 vient certainement en premier à l’esprit lorsque que l’on s’interroge sur le coma d’Alex Allan.
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Des empoisonnements suspects
Un ancien officier du KGB, Mikhail Trespashkin, a expliqué qu’il existait une dizaine de poisons mortels à disposition des services russes, dont la particularité est de ne laisser aucune trace dans l’organisme; à l’examen du corps, la mort serait donc imputée à une crise cardiaque. Ces poisons sont utilisés en aérosol ou bien appliqués au pinceau sur le volant d’une voiture, une poignée de porte, un téléphone… Ils seraient élaborés dans un laboratoire secret nommé « Kamera» (la Chambre), ou encore le « Laboratoire n° 12″, créé en 1921. Selon Alexandre Kouzminov, ce laboratoire est le premier client et fournisseur du Département 12 du Directorat S du SVR qui s’occupe de guerre bactériologique.
Plusieurs tentatives et empoisonnements inexpliqués ont eu lieu au Royaume-Uni, et, pour ce que l’on peut en savoir, en Russie.
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Londres, le grand hub
Pourquoi Londres ? Parce que Londres est le carrefour global de l’Europe. Le hub des hubs, en quelque sorte. Centre financier, porte d’entrée et de sortie des États-Unis en Europe, passerelle entre l’Europe et le Moyen-Orient, c’est à Londres que passent ou résident tous ceux qui font les échanges de capitaux/d’informations internationaux, les opposants politiques, les milliardaires, les islamistes, les banquiers, les intermédiaires, les antennes du crime organisé et des marchands d’armes. Londres, Berlin des temps modernes.
Il ne faut pas oublier non plus la grande prédilection soviétique pour Londres : les Cinq de Cambridge (Kim Philby, Donald Maclean, Guy Burgess, Anthony Blunt et John Cairncross) ne sont pas si éloignés que cela.
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Des relations diplomatiques glaciales
Depuis 2004, l’escalade des incidents impliquant la Russie sur le territoire britannique explique la tension actuelle des services de sécurité :
• espionnage industriel des industries d’armement,
• menaces financières et boursières dans le secteur de l’énergie,
• tentatives d’assassinats d’opposants politiques,
• assassinat d’Alexandre Litvinenko,
• expulsion de diplomates.
Leur multiplication symétrique sur le territoire russe a provoqué la montée en puissance de la crise diplomatique :
• demandes d’extradition d’Akhmad Zakayev et de Boris Berezovsky,
• pressions sur le personnel puis fermeture des antennes du British Council,
• dépouillement de Shell du projet Sakhalin-2 au profit de Gazprom accompagné d’énormes dégâts financiers,
• campagne d’attaques via internet discréditant l’image de la société,
• tentative de prise de contrôle du conseil d’administration de la joint-venture russe de British Petroleum TNK-BP,
• suppression des visas et exil de son conseil d’administration à Londres,
• menace de retrait de licence et d’amende record pour la compagnie minière Peter Hambro,
• expulsion de diplomates…
Ce fut un des sujets de conversation directe entre Gordon Brown et Dmitri Medvedev lors du sommet du G8 à Hokkaïdo en juillet 2008. D’après le Kremlin, le président russe souhaite un « retour à la normale» de la situation, bien que des sources britanniques affirment que la réponse russe soit plutôt : « Tout le monde espionne tout le monde» (aujourd’hui).
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Russie, la troisième menace
Les tentatives d’assassinats et les meurtres d’opposants du président Poutine sur le territoire britannique ont sérieusement menacé l’ordre public ; moins médiatisées mais tout aussi criminelles, les attaques financières contre les compagnies pétrolières ont eu des répercutions préoccupantes pour l’économie britannique.
L’obligation de combattre ces actions hostiles monopolise une partie croissante des effectifs et des moyens de services de sécurité de l’État britannique, ce qui place la Russie en troisième position dans la liste des menaces, derrière Al-Qaïda, numéro 1, et la menace nucléaire iranienne, numéro 2. On a pu ainsi lire dans la presse que la menace russe détournait les services spéciaux de la lutte contre le terrorisme, mettant le pays à la merci de nouveaux attentats islamistes.
Iouri Fedotov, ambassadeur russe à Londres, a réagi à ce propos sur la chaîne russe Vesti : « Ces affirmations ne correspondent pas à la réalité et sont ridicules. […] En réalité, tous les diplomates russes travaillant à Londres agissent en conformité avec la Convention de Vienne et n’ont pas d’activités hostiles envers la Grande-Bretagne.»
Cette affirmation est fort possiblement vraie, les actions hostiles russes étant menées par les « agents illégaux« , les détachements d’élite Zaslon du SVR ou Spetsnaz « Vympel» du KGB-FSB, héritiers directs du SMERSH (» Mort aux espions!» ).
Depuis les attentats de 2005, le budget des services de sécurité britanniques a augmenté de 65%, pour atteindre 2 milliards de livres sterling. En novembre 2007, le chef du MI-5 Jonathan Evans précisait que 30 agents russes officiels opéraient aujourd’hui à Londres, soit autant que pendant la guerre froide.
L’importance des sommes dépensées par l’État après la mort d’Alexandre Litvinenko explique aussi la place de la Russie dans l’échelle des menaces.
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Une facture de 4,4 millions d’euros
Le conseil municipal de Westminster a dû gérer les conséquences sanitaires et financières de l’assassinat d’Alexandre Litvinenko.
Plus de trois millions de livres sterling (4,4 millions d’euros) ont ainsi été dépensés:
• 250 000 livres sterling (370 000 euros) payés par le conseil municipal de Westminster pour le nettoyage des sites contaminés à Londres – 27 endroits, dont 1 taxi, 1 restaurant marocain, 8 avions, 1 club de strip-tease;
• 2 millions de livres sterling (2,9 millions d’euros) payés par l’Agence de protection sanitaire pour le recensement et l’examen des personnes et sites suspectés de contamination – plus d’un millier de personnes et 47 sites;
• 1 million de livres sterling (1,45 millions d’euros) pour l’enquête de police.
La compagnie aérienne British Airways a publié une liste des 221 vols contaminés par le polonium 210 et a recommandé à ceux des 33 000 passagers susceptibles d’avoir été en contact de consulter le Département de Santé.
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L’ogre de l’énergie
Aujourd’hui la puissance de la Russie ne repose plus sur un empire de territoires satellisés ni sur la dissuasion nucléaire, mais sur les ressources énergétiques.
Vladimir Poutine a déclaré en 2005, lors d’une réunion du conseil de sécurité nationale : « La Russie ne peut dominer dans aucun autre domaine que celui de l’énergie.»
Et force est de constater que son appétit est insatiable.
Comme au temps de l’URSS, il n’y a pas de distinction en Russie entre la guerre et la paix, ni entre guerre directe – militaire, usage de la force – et indirecte – persuasion, financement de mouvements révolutionnaires, soutien aux gouvernements amis, etc.
La guerre est l’état permanent et global auquel l’État russe alloue tous types de moyens nécessaires, comme la maskirovka, ce concept stratégique soviétique combinant des mesures de camouflage (mesures passives) et de déception (mesures actives).
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Déceptions en tout genre
Les mesures actives comprennent la simulation, l’imitation et la désinformation. Elles sont utilisées pour orienter dans le sens voulu les décisions des gouvernements étrangers, et peuvent être menées sur du long terme.
Elles ne sont pas uniquement une spécialité russe : la CIA a baptisé les siennes special activities.
Elles ne visent pas non plus que des cibles extérieures : au Royaume-Uni, un exemple connu est la campagne de rumeurs orchestrée par le MI-5 sur l’homosexualité de Sir Maurice Oldfield, le directeur du MI-6, poussant celui-ci à la démission en 1978.
Dans ce contexte digne de la guerre froide – et peut-être pire –, où chacun des protagonistes excelle au jeu de masque de la manipulation des médias et des politiques, où l’argent noir est globalisé, rien n’est plus fiable, ni les opposants au régime russe, ni les transfuges, ni les conseillers stratégiques, ni les membres du gouvernements, ni les services chargés de la protection, ni les agences de notation financière, ni les banques d’affaires, ni votre allié d’hier.
Ainsi le Daily Mail a affirmé en octobre 2007 qu’Alexandre Livtinenko avait été recruté par John Scarlett, directeur du MI-6, pour une rémunération mensuelle de 2 000 livres sterling – allégations démenties par sa veuve–, tandis que la Russie accusait Boris Bérezovski et Akhmad Zakhaev de manipulation via l’agence de relations publiques Bell Pottinger dans le but de discréditer Vladimir Poutine, et que la justice britannique se heurtait au refus de la Russie dans sa demande d’extradition Andreï Lougovoï, ex-agent du KGB fortement suspecté d’avoir administré le poison.
Pour revenir à Alex Allan, la chronologie place son coma au moment de la perte des documents du JIC, de la lutte pour le contrôle de TNK-BP, du sommet du G8, de l’affaire Couillard-Bernier (» vol» des documents canadiens préparant la réunion de l’Otan à Bucarest en avril 2008 dont un des sujets était l’élargissement à l’Est) et, nous le savons maintenant, de la préparation de l’invasion de la Géorgie.
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Récapitulatif
> Alex Allan est la seule victime britannique.
> Il n’a pas de lien personnel avec le secteur énergétique britannique.
> Scotland Yard affirme que la Russie n’est pas impliquée.
> Scotland Yard affirme que cet incident n’est pas un « cas suspect» .
> Les affirmations selon lesquelles Alex Allan a été délibérément empoisonné ont été démenties par une source haut placée du Gouvernement.
> Scotland Yard a balayé l’accusation selon laquelle Alex Allan aurait été victime d’une tentative d’assassinat fomentée au sein de la communauté britannique du renseignement.
> Les services britanniques rejettent toute connexion avec le meurtre d’Alexandre Litvinenko ainsi qu’avec les rumeurs de tentative de meurtre contre le transfuge du KGB Oleg Gordievsky.
> Plusieurs journaux ont évoqué des hypothèses visant à impliquer personnellemnt Alex Allan : état dépressif, overdose,… insistant sur sa réputation d’excentrique farfelu et sa méconnaissance du monde fermé du renseignement.
Une DA-notice a-t-elle été émise, comme lors de la perte des documents du JIC dans les trains ?
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Bonsoir, je viens de tomber par hazard sur votre article. Je le trouve assez inquiétant, l’assassinat politique redevient un art de gouvernement pour la Russie.
Inquiétant, oui. Mais est-ce vraiment un changement par rapport à l’ère soviétique ? ou est-ce simplement plus visible ?
Pour rester objectif sur ce sujet, la liste des éliminations politiques occidentales – CIA, par exemple – des années 50 à 90 est tout aussi effrayante.
La différence aujourd’hui est que les démocraties occidentales ont instauré des contrôles parlementaires publics sur leurs services spéciaux. Le recours à la sous-traitance privée (Sociétés militaires privées et de sécurité) peut permettre de traiter ce type d’affaires « derrière le rideau» . Et donc en silence – ce qui est le but recherché.
Maintenant, le but recherché par la Russie est au contraire de réaffirmer sa puissance par la peur et l’effroi. Une sorte de dissuasion politique, à destination intérieure et extérieure. Il ne faut pas oublier qu’en Russie certains oligarques ou organisations criminelles avaient/ont des moyens financiers et militaires rivalisant avec ceux de l’État, pouvant mettre le pouvoir en péril.
La CIA/SIS/FBI et autres officines occidentales comptent plus sur la persuassion/corruption concernant leurs compatriotes;
A part la SDECE et les Barbouzes durant la guerre d’Algérie et la lutte contre l’OAS et certaines opérations » antiterroristes» contre l’ETA et l’IRA et les » manipulations» italiennes, on évite de trucider ses nationaux dans les SR de l’Ouest, cela fait mauvais effet et la presse déniche toujours ce type d’affaire.
La » politique de la terreur» russe me semblent déservir ses intérêts, les investisseurs étrangers commencent à retirer leur billes de ce marché dangereux pour la santé.
Bonjour, je m’appelle Cyril et je m’intéresse justement aux questions de renseignement. je souhaite faire certains commentaires sur certains points de votre article qui me paraît extrêmement partisan, voire avec des faits falsifiés.
Tout d’abord, je suis étonné par le fait que un officier du FSB ( et non du SVR) comme Mikhaïl Trepashkin connaisse l’existence d’un « 12ème département du directoire S du SVR s’occupant de la guerre bactériologique» . et aussi, que regroupe ce terme? collecte de renseignements sur la guerre bactériologique, ou la mener? malheureusement, ce n’est pas précisé..
surtout que si ce laboratoire a bien été créé en 1921, a partir du début des années 70, les soviétiques ont abandonnés les méthodes d’assassinat. par peur du scandale (plusieurs transfuges avaient faits des révélations sur ce sujet qui avaient mis l’URSS dans l’embarras.Par exemple Oleg Lyaline ou Nikolaï Khoklov.) A tel point que quand le KGB a proposé d’assassiner Lyaline (après l’avoir localisé), Brejnev refusa. On n’en sait guère plus ensuite, si ce n’est que le KGB s’est plus orienté vers le mode « guerilla» (le 13ème département du renseignement extérieur du KGB, qui s’oocupait des « opérations mouillées» (assassinats) est devenu en 1981 l’unité « Vimpel» (unité d’élite qui a surtout lutté contre les moudjahidines en Afghanistan)
Ensuite, concernant « l’escalade des incidents» , et d’abord du pont de vue de l’espionnage, de mémoire, les britanniques se contentent de parler de « menace russe» , sans que aucun fait concret ne soit indiqué. et les britanniques font aussi de l’espionnage en Russie, comme l’a montrée l’ affaire de la « pierre creuse» , ou ont été dévoilés les noms de quatre officiers du MI6 en poste a Moscou. Concernant les expulsions de diplomates, elles ont été, de mémoire, des réponses aux expulsions effectuées par Londres de diplomates russes. les « tentatives d’assassinat» ou l’assassinat de Litvinenko, vous ne citez aucun fait démontrant l’implication des autorités russes. Et la seule piste d’un assassinat commandité par les autorités russes me paraît un peu facile, et n’est pas la seule. par exemple, Litvinenko a aidé la police espagnole dans une enquête sur un gang russe. on ne peut entièrement exclure une vengeance. Et une question , en plus de celle du mobile du meurtre, me reste en tête: pourquoi utiliser du polonium, je serai un brin cynique en disant que il y avait des facons plus simples d’assassiner Litvinenko…
Concernant l’extradition de Berezovsky, elle est demandée depuis longtemps. les enquêtes sur Berezovsky ont été lancées dès 1998.
Concernant TNK-BP de mémoire, les actionnaires russes refusaient que la société soit contrôlée depuis Londres, et souhaitaient aussi jouer un rôle plus actif dans le fonctionnement de cette société.
sur les autres faits, je n’ai pas d’éléments pour vous donner une réponse.
“Tout le monde espionne tout le monde” (aujourd’hui). C’est exact. ce sont les « règles du jeu» , et les britanniques seraient vraiment hypocrites de ne pas le reconnaitre, car nombre de scandales d’espionnages en Russie les ont impliquées: Oleg Gordievsky a été leur informateur en URSS jusque 1985; un responsable du secteur de la Défense russe, Vadim Sintsov, est arrêté en 1994 pour espionnage au profit du MI6; en 1996 c’est un diplomate, Platon Obukhov, qui est arrêté: il transmettait des informations au MI6, lui aussi. Les russes se sont faits un plaisir de montrer une vidéo (il était sous surveillance a ce moment) de la rencontre entre Obukhov et le chef de station du SIS a Moscou, Norman McSween. En 1999 c’est un dénommé Vladimir Oyaméyé qui est arrêté pour espionnage au profit du MI6. Fin 2004, un ancien militaire, qui avait gardé des contacts: Skripalia..
« On a pu ainsi lire dans la presse que la menace russe détournait les services spéciaux de la lutte contre le terrorisme, mettant le pays à la merci de nouveaux attentats islamistes.» . L’hypocrisie de la part des autorités britanniques m’a fait rire.comme si eux ne font pas la même chose a Moscou! comme si ils ne « détournent pas le FSB de sa lutte contre le terrorisme!»
« SIS continued to devote significant resources to Russia and the Balkans. » vous savez ou j’ai lu cette phrase? ici: http://www.archive.official-documents.co.uk/document/cm48/4897/4897-02.htm#gen77 (commission sur le contrôle du renseignement du Parlement britannique) le rapport date certes, mais je ne vois aucune raison pour que les choses aient changées. surtout quand je vois les derniers scandales d’espionnage des britanniques en Russie.
« …on évite de trucider ses nationaux dans les SR de l’Ouest, cela fait mauvais effet et la presse déniche toujours ce type d’affaire.»
Sur le début de la phrase, j’aurais un avis différent, je citerais les deux premiers noms qui me viennent en mémoire : Nicola Calipari et Diana – libre à vous d’en penser ce que vous voulez.
Sur la suite, aussi : la presse en parle et la justice enquête, mais finalement la vérité ne sort pas. Beaucoup de bruit pour rien.
Nicola Calipari est un agent italien tué par des soldats américains, non italiens; Pour Diana, franchement, la thèse défendu par Dodi Al-Fayed ne m’inspire pas du tout; cela ne serait pas la 1ere fois qu’un ex membre d’une famille royale Européenne fasse des siennes et cela n’a pas entraîné l’assassinat de personnes autrement plus gênantes au plan politique tel un certain éphémère Édouard VIII.
@Frédéric
1) tuer ses alliés fait autant, sinon plus, « mauvais effet» en démocratie.
Autant la raison d’État peut se concevoir – attention : avec toutes les réserves morales que cela implique – dans le cas de la neutralisation d’un de ses propres citoyens, autant celle d’un citoyen d’un pays allié est beaucoup difficile à accepter par celui-ci et ses autres alliés.
2) la thèse est défendue par son père, Mohamed Al-Fayed.
La seule chose que l’on puisse en dire, c’est qu’un mariage annoncé impliquant d’éventuelles grossesses ne semblait pas une hypothèse acceptable pour certains milieux britanniques.
Maintenant, si vous voulez des exemples concernant des nationaux, certaines questions restent posées sur les disparitions de François de Grossouvre et de Pierre Bérégovoy, par exemple.
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