déc 21, 2008
Le baromètre diplomatique se lit dans les détails
Comment évaluer le niveau de gravité réel d’une situation de crise ou d’une tension diplomatique entre deux États ? Loin des déclarations officielles destinées aux opinions publiques ou aux médias, loin des lettres de protestation déposées auprès de l’ambassade, plus loin encore que les escarmouches, l’outil de mesure est ailleurs. Dans les détails.
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Le baromètre où se lit le niveau de pression des relations entre deux gouvernements, ce sont les liens discrets, les échanges qui continuent sans publicité au fond du décor, en arrière-plan.
C’est seulement lorsque même les plus insignifiants et les moins stratégiques disparaissent, un à un, que l’on peut certifier que le risque est élevé, voire critique.
Un exemple, au hasard
Une mise en garde et une forte protestation officielle, un sommet économique reporté, une cyber-attaque sur l’ambassade… Mais au fond du décor ?
À Hong Kong, par exemple, 10 jours après la rencontre de Gdansk :
« L’exposition « Les révolutions françaises » a ouvert ses portes au public le 16 décembre 2008 au Musée de l’histoire de Hong Kong, présentant plus de 180 pièces, sélectionnées parmi les collections du Musée Carnavalet et de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, ainsi que des photos anciennes de la France du XIXe siècle.
[...]
L’Exposition a pour but de célébrer le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et Hong Kong et de célébrer le 220e anniversaire de la Révolution française de 1789. L’évènement durera jusqu’au 16 mars 2009. Après Hong Kong, l’Exposition se rendra à Beijing» .
Rien de fondamentalement grave donc, vu d’ici, derrière le décor : l’État se devait de garder la face. Et rendez-vous le 17 mars 2009, à Pékin.
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