jan 4, 2009
Grave crise énergétique au Pakistan
Depuis une semaine le Pakistan est plongé dans une grave crise énergétique qui affecte non seulement la vie quotidienne de la population, mais aussi la production industrielle. Les hôpitaux ont cessé d’être chauffés, les usines ferment faute de courant. Conséquences, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes.
2500 entreprises touchées
Les coupures répétées de gaz ont entraîné la fermeture d’au moins 2500 usines et ateliers à Lahore, Faisalabad, Multan, mettant des milliers d’employés au chômage et menaçant la production destinée à l’exportation. La demande de gaz est montée à 700M m3/jour.
A Karachi, poumon économique du pays, les coupures de gaz et de courant durent depuis maintenant plus d’une semaine; les compagnies de production et distribution, comme KESC, à court de liquidités depuis que le pays est passé sous l’aide du FMI, ne peuvent acheter le fuel nécessaire au redémarrage de la production énergétique.
Certains critiquent la privatisation de la compagnie KESC, mais oublient de dire que le problème est récurrent, la compagnie, gérée auparavant par les militaires, n’ayant jamais cherché à moderniser ses infrastructures ni à investir durablement dans le développement de ses ressources.
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Hiver glacial
Les températures sont particulièrement basses cet hiver dans tout le pays. Les habitants de Karachi, Lahore, Peshawar, Quetta, Rawalpindi, Faisalabad sont dans des conditions difficiles tant pour se chauffer que pour se nourrir, et tentent de se procurer du bois de chauffage. La situation dans les hôpitaux est aussi difficile. À Peshawar, les autorités ont rouvert de force plusieurs stations services, fermées depuis plusieurs jours, afin d’assurer la vente de fuel auprès de la population démunie.
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Manifestations de colère
À Faisalabad, des manifestants ont brûlé des pneus, incendié des véhicules, attaqué des magasins, une banque, et saccagé les locaux de la compagnie de distribution WAPDA.
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Le Gouvernement se débat pour trouver une solution
Sous l’aide du FMI depuis novembre, le Pakistan s’enfonce dans la crise financière. L’arrêt de la production industriellle destinée à l’exportation, assortie des pénalités de retard de livraison, les grèves des traders et marchands, la menace des abonnés de ne pas payer leurs factures de gaz et d’électricité, le manque d’eau depuis des mois qui n’a pas rempli les barrages, ne permettent d’envisager aucune sortie de crise à court terme.
Le gouvernement a annoncé une série de mesures, dont la mise en service de 2000 MW supplémentaires en juin, plusieurs projets de centrales charbon et énergies alternatives pour 2015, et la construction par l’Iran d’une centrale de 1000MW dédiée près de la frontière.
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La situation du Pakistan se tend encore, une amélioration rapide semblant improbable.
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C’est un problème d’approvisionnement car la » logistique» est défaillante ou le pays n’a pas réglé ses factures comme l’Ukraine ?
C’est une crise majeure : pas assez d’eau dans les barrages, pas de centrales assez puissantes, pas de réseau de distribution correct…
Le gouvernement de la province de Sindh va tenter d’installer de petits générateurs dans les villages
http://www.geo.tv/1-15-2009/32745.htm
Lahore n’est presque plus approvisionnée
http://www.geo.tv/1-15-2009/32749.htm
mais aucune date ne peut être donnée pour la sortie de cette crise.
Bizarre, je n’arrive à lire que les 2 premières lignes de votre réponse. En clair, il faudra moderniser l’ensemble de l’infrastructure ?
Oui, c’est bien ça le problème. Donc aucune solution immédiate possible.