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La base de Manas bientôt transférée au Tadjikistan ?

Dans un contexte régional tendu depuis l’épisode géorgien, l’avenir de la base aérienne de Manas reste toujours très incertain.

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D’autant que les menaces de fermeture (agitées depuis décembre par le Kirghizistan) semblent se préciser.

Deux réunions stratégiques vont se tenir à Moscou les 3 et 4 février pour établir de nouvelles règles d’assistance militaire et sécuritaire régionales.
Il est possible – conditionnel de rigueur – que ces réunions aient pour conséquences la fermeture de la base aérienne de Manas et le retrait du Tadjikistan de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

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La base aérienne de Manas

La base aérienne américaine de Manas (aussi nommée Ganci, appellation non-officielle) est située dans l’aéroport international de Bichkek, à 25 km de la base de l’armée russe de Kant.

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• La base de Manas a été ouverte en décembre 2001 (une conséquence du 11 septembre) et accueille environ un millier de soldats américains et des avions militaires de transport. Sous mandat ONU dans le cadre de l’opération Liberté immuable, elle est également utilisée par des pays non membres de l’OTAN participant aux opérations en Afghanistan.

• La base de Kant a été ouverte en octobre 2003 (première base russe depuis la fin de l’URSS). Elle accueillerait environ 700 militaires et civils russes, 20 avions d’attaques Su-25, des avions de combat Su-27, un chasseur Su-25UB, des avions An-26 et des hélicoptères Mi-8 (nota : les chiffres sont variables selon les sources).

Une cérémonie officielle a été organisée en octobre dernier pour le 5e anniversaire de la base de Kant qui assure la sécurité de toute la région centrasiatique.
Alexandre Alechine, chef adjoint de l’état major principal des forces aériennes russes : « Le matériel aéronautique déployé sur la base nous autorise à dire qu’elle est en mesure de garantir la sécurité de toute l’Asie centrale et, plus particulièrement, de faire face au terrorisme international, de combattre le trafic de stupéfiants et de protéger les frontières sud de la CEI.
Le commandant de la base Vladimir Nossov précise que la base de Kant « remplit également des missions auxiliaires, dont l’octroi d’aide humanitaire aux populations victimes du récent séisme dans le sud du pays« .

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Inquiétude de l’OTAN

Le représentant spécial du secrétaire général de l’OTAN pour le Caucase et l’Asie centrale, Robert Simmons, a fait part le 2 février de la préoccupation de l’Alliance au sujet des rumeurs insistantes concernant la fermeture de la base de Manas :
« Évidemment, si le gouvernement kirghize décide de fermer la Manas, ce sera déplorable pour nous, car c’est un élément-clé de l’opération de l’Alliance en Afghanistan.» 

Manas, une base stratégique pour l’Afghanistan

« Ce n’est pas une base à vocation militaire, ce n’est qu’un point de livraison. L’OTAN n’a pas de bases sur le territoire du Kirghizstan et n’a aucune intention d’en installer une. Nous ne faisons qu’utiliser des ressources que le gouvernement du Kirghizstan met à notre disposition afin de transporter des contingents et du matériel dans le cadre de l’opération en Afghanistan.» 

Une menace de fermeture récurrente du gouvernement kirghiz

Le gouvernement kirghiz agite régulièrement la menace de fermeture de la base (en 2005, 2006 – après la mort d’un civil tué par un soldat américain –, décembre 2008), avec un objectif financier d’augmentation du loyer, passé de 2,6 millions de dollars en 2006 à 150 millions en 2007.

Une stratégie russe pour la fermeture de Manas

Mais cette fois, les enjeux semblent différents.
Depuis début janvier, les médias kirghizes notent l’insistance de la demande russe, qui aurait proposé au président kirghiz Kourmanbek Bakieven une aide financière importante en contrepartie de la fermeture de la base (un prêt de 300 millions de dollars et l’effacement de la dette financière du pays qui s’élève à 180 millions de dollars).

Ainsi, mi-janvier, un haut responsable kirghiz avait déclaré à l’AFP que « Le décret présidentiel sur l’annulation de l’accord avec les Etats-Unis est déjà prêt. Dans quelques jours, il sera publié dans les médias kirghizes« . Ce décret laisserait un délai de 6 mois aux États-Unis pour restituer la base intacte aux autorités militaires kirghizes.

Le 3 février, le président kirghiz Kourmanbek Bakiev doit rencontrer Dmitri Medvedev à Moscou, pour une visite de travail. « Une bonne occasion de procéder à un échange de vues sur l’ensemble des relations bilatérales« , selon le président russe.

Et aussi certainement de préparer la réunion du 4 février sur les choix stratégiques de l’OTSC.

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L’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC)

Russie, Biélorussie, Arménie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan (parti en 1998, réintégré en 2006) et Tadjikistan constituent en mai 2002 l’OTSC, organisation à vocation politique et militaire qui prolonge le TSC (traité de sécurité collective) signé à Tachkent en 1992.
L’Azerbaïdjan et la Géorgie, signataires, ont depuis quitté l’organisation.

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Les principales missions de l’OTSC concernent le terrorisme et le narcotrafic en Asie centrale.
Son secrétaire général est le général Nikolaï Bordiouja (ancien responsable des gardes-frontières de Russie, ancien secrétaire du Conseil de sécurité).
L’OTSC dispose d’une Force collective de déploiement rapide (FCDR) en Asie centrale, mise en place en août 2001 (unités kazakhes, kirghizes, ouzbèkes depuis 2006, russes et tadjikes regroupées en dix bataillons), qui organise des exercices anti-terroristes communs («Rubezh» : 2004 au Kirghizstan, 2005 au Tadjikistan, 2006 au Kazakhstan).

La Russie présente l’OTSC comme un équivalent de l’OTAN, et propose aux États membres la vente de matériel russe à prix préférentiel.

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L’Organisation de coopération de Shanghai (OSC)

Une autre alliance se revendique comme un équivalent de l’OTAN : l’OSC (Organisation de coopération de Shanghai), qui regroupe Russie, Chine, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Ouzbékistan, ainsi que des membres « observateurs»  : Mongolie, Inde, Iran et Pakistan (nota : ce statut a été refusé aux États-Unis).

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Sa mission est d’être un lieu de discussion entre grandes puissances rivales, mais soudées autour d’objectifs sécuritaires communs : lutte contre les séparatismes, le terrorisme, l’extrémisme islamique et l’expansionnisme américain (une déclaration exige ainsi la fermeture des bases américaines de la région).

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La réunion du 4 février de l’OTSC

Cette réunion est une suite à la rencontre informelle du 17 décembre 2008 des présidents arménien, biélorusse, kazakh, kirghiz, russe, ouzbek, tadjik et turkmène à Borovoïé, près d’Astana (Kazakhstan), pour débattre de la lutte contre la crise financière mondiale et évaluer la situation politique et militaire dans la région.

Lors de ce sommet informel, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev avait proposé la mise en place d’un mécanisme de responsabilité collective pour violation des accords de non-agression dans le cadre de l’OTSC :
« Tous, au sein de la Communauté des États indépendants (CEI), nous avons parlé de la non-agression, mais le conflit déclenché par la Géorgie, montre que les accords de non-agression ne fonctionnent pas car nous n’avons pas de sanctions ni de réponse collective à de tels défis, et nous devons le faire dans le cadre de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC)« .
« L’OTSC, ce n’est pas évidemment l’Organisation du Traité de Varsovie qui était une organisation de défense, mais l’OTSC doit tout de même avoir des forces armées quelconques, un groupement quelconque, capables de relever les défis.» 

Lundi 2 février, Andreï Nesterenko, porte-parole de la diplomatie russe, a exposé l’objectif de la réunion de l’OTSC du 4 février à Moscou :
« La création d’un mécanisme collectif de sécurité sera le thème central de la réunion des ministres de l’Organisation du Traité de sécurité collective. Le projet du Conseil de sécurité collective visant la création de forces conjointes de réaction rapide sera également discuté.» 

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Le Tadjikistan s’éloigne doucement … vers l’Ouest ?

Le grand froid russo-tadjik

Mais le président tadjik Emomali Rakhmon ne sera pas présent au sommet de l’OTSC du 4 février, ni à celui de la Communauté économique eurasiatique (CEEA), officiellement « en raison de la crise énergétique qui touche actuellement le Tadjikistan« .

Le président Emomali Rakhmon

Le président Emomali Rakhmon

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Mais le vrai motif est un peu différent, car Emomali Rakhmon est attendu à Bruxelles  les 10 et 11 février, où il sera reçu par la Commission Européenne et l’OTAN.
D’après certains observateurs, le président tadjik accuserait Moscou de prendre systématiquement parti pour l’Ouzbékistan dans les nombreuses querelles ouzbèko-tadjikes.

L’analyste russe Arkady Dubnov décrit ainsi la situation dans Vremya Novosti du 2 février :
« La tension diplomatique entre la Russie et le Tadjikistan est une preuve de plus de la crise au sein de la CEI. Emomali Rakhmon montre ainsi qu’il est prêt à franchir une nouvelle étape dans la coopération avec l’Ouest, sans tenir compte de la Russie.» 

La raison est ailleurs.

Les bases russes du Tadjikistan

La Russie est militairement présente au Tadjikistan, avec une base permanente de 5000 hommes (le bataillon de la 201e division blindée, membre de la Force collective de déploiement rapide). Cette base comprend le terrain d’aviation d’Aïni (aussi utilisé par l’Inde depuis février 2007) situé près de Douchanbe, le centre de surveillance spatial Okno près de Nurek, des installations diverses près de Douchanbe et dans la région de Kouliab.

Le gouvernement tadjik négocie depuis octobre une utilisation conjointe du terrain d’aviation d’Aïni.

De nouvelles relations Tadjikistan/États-Unis

Lors de son déplacement en Asie Centrale en janvier dernier, le Général David Petraeus a obtenu l’accord du président Emomali Rakhmon pour la participation du Tadjikistan à la logistique de transport du matériel non-militaire et humanitaire destiné à l’Afghanistan.

Cet accord du président tadjik est considéré par de nombreux experts comme la première étape d’un vaste projet de coopération militaire entre les deux pays, dont le point fort serait l’ouverture d’une base militaire.

Accueil favorable sur le principe d’une base militaire US

Dans une interview à EurasiaNet, un officiel du State Research Center explique ainsi :
»  Le Tadjikistan peut fournir non seulement des capacités techniques, mais aussi territoriales pour l’établissement de bases. Actuellement notre pays souhaite vivement évoluer dans un environnement régional pacifié, et aujourd’hui la seule garantie pour cela est la présence des États-Unis près de la frontière afghane. Si l’opportunité de l’ouverture d’une base militaire américaine se présente, elle serait sans aucun doute accueillie très positivement.» 

Manas transférée au Tadjikistan ? Une opération certainement déjà étudiée et préparée à Central Command.

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Développement à suivre donc, dans les mois qui viennent.

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Category: sécurité, défense, terrorisme

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14 Responses

  1. ArnaudH dit :

    Super intéressant, merci. N’hésite pas à approfondir sur l’OTSC et l’OCS, pas grand monde en parle et pourtant c’est la géostratégie d’un quart de la planète qui est en jeu!

  2. SD dit :

    Tout d’abord vos carnets sont très intéressants. Bravo.
    Je viens de mettre en ligne un billet sur les derniers developpements concernant l’OSTC. http://pourconvaincre.blogspot.com/2009/02/otsc-nouveau-pacte-de-varsovie.html

    Il complète votre billet (que je viens juste de lire) et il me semble qu’une éventuelle femerture de Manas pourrait être lié à la volonté russe de développer une alliance militaire contrebalançant l’OTAN voire d’autres puissances comme la Chine.

  3. clarisse dit :

    > Arnaud : oui, le sujet est plutôt brûlant… et les infos fiables et neutres pas faciles à trouver dans le coin !

    > SD : c’est un peu complexe régionalement, car la Russie est membre avec la Chine de l’OCS, assez active en lutte antiterroriste. Maintenant cela peut aussi être lié au sommet de l’OTAN d’avril. Difficile de savoir ce que chacun à en tête.

  4. Frédéric dit :

    Il me semble que la Russie veuille bien » coopérer»  pour le transit vers l’Afghanistan, mais à ses propres conditions.

    Ce théatre d’opérations est » mal fichue» , pas de côtes ou l’on puisse débarqué, des pays instables ou hostiles comme voisins, pas tellement d’infrastructures aériennes modernes et sures…Les logisticiens de l’OTAN doivent avaleur leur paquet d’aspirines par jour.

  5. SD dit :

    Clarisse : effectivement la situation est complexe.
    Je pense que la Russie essaie (doit?) se positionner vis-à-vis de l’OTAN et notamment des Etats-Unis et l’assume dans ses discours officiels.
    - L’OCS permet de réduire l’influence politique des Etats-Unis en Asie. Ses faits d’armes militaires ou sécuritaires restent encore peu développés.
    - L’OTCS permet de marquer ses 3 zones d’influence traditionnelles (depuis la fin du XVIIIème siècle) dans lesquelles elle a perdu pied durant les années 1990 : l’Europe de l’Est (dont une partie appartient à l’UE), le Caucase (Géorgie pro-occidentale) et l’Asie centrale (renforcement des troupes US en Afghanistan)
    - L’OSCE qui permet de faire valoir ses vues avec les Européens notamment.
    - Les coopérations bilatérales lui permettent de débuter une implantation en Méditerranée : utilisation du port de Tartous en Syrie, don de 10 MiG 29 au Liban, exercices militaires en méditerranée occidentale, etc.
    - Le Conseil de sécurité des Nations unies permet à la Russie de peser au plan international car son poste permanent lui garantit une quasi-impunité en termes de Droit international et lui permet de devenir le « protecteur»  d’autres Etats (» véto» )

    Le prochain sommet (60 ans) de l’OTAN pourrait traduire un repositionnement de l’Alliance :
    - crise économique mondiale (la guerre coute cher et les Européens n’ont plus d’argent pour cela)
    - retour de la France dans le commandement intégré
    - nouvelle administration (nouvelle politique) américaine
    - prise en compte du retour sécuritaire de la Russie (pôle d’un monde multipolaire en (re)construction)

    Ainsi :
    -Les 40 ans de l’Alliance (défensive) étaient marqués par la fin de la Guerre froide.
    -Les 50 ans par l’interventionnisme (contre la Serbie notamment)
    -Les 60 ans pourraient être marqués par un retour à une alliance globalement défensive (à part l’Afghanistan dont le conflit n’est pas encore terminé).
    En tout cas, cela est passionnant et l’on verra rapidement ce qu’il en est réellement.

  6. ViP dit :

    Post intéressant effectivement, mais quelques points:
    - l’OCS ne se revendique absolument pas comme une OTAN de l’est. C’est un label affirmé par des analystes occidentaux. L’OCS ne se limite pas du tout à une simple organisation sécuritaire. D’ailleurs, la Chine ne veut pas développer le volet sécuritaire, mais le volet économique.
    - Sur le Tadjikistan, il est bon de rappeler que la France a un accord militaire bilatéral pour l’implantation d’une base sur place depuis 2002. Ce n’est pas à négliger, car cela met Paris au coeur de possibles négociations pour une possible base américaine si celle de Manas venait à être fermée.

  7. Thomas dit :

    Apparemment, le parlement kirghize vient de voter la fermeture de Manas…un coup dur pour les USA, qui s’ajoute au deal signé par le Pakistan avec les Taliban, et donc une nette détérioration des perspectives en Afghanistan. Sur Manas, les Russes jouent le double-jeu habituel: se débarasser de l’influence américaine tout en tentant de maintenir des relations correctes (en proposant d’aider les USA pour l’acheminement) mais surtout en s’imposant comme acteur majeur et indispensable dans la région.

    Concernant l’OCS, attention: l’objectif annoncé n’est pas de devenir le pendant de l’OTAN…certes la Russie rêve de créer une alliance militaire dans la région, mais la Chine veut à tout prix éviter la confrontation avec les USA et en outre Chine et Russie se voient trop comme des concurrents que pour pouvoir s’entendre à lheure actuelle sur un renforcement structurel de l’OCS…

    Par contre, des missions spécifiques de l’OCS au niveau du maintien de la stabilité régionale pourraient (devraient?) être entreprises. Je commence justement à travailler sur cette problématique et j’aurai sans doute l’un ou l’autre articles à paraître sur le sujet…

  8. E-fred dit :

    Pourquoi ne pas utiliser l’aéroport de Termez que les Allemands utilisent déjà en Ouzbékistan ?

    c’est encore plus prêt de l’Afghanistan, si toutefois c’est le vrai prétexte d’utilisation de la base de Manas…

  9. Frédéric dit :

    Je ne connait pas cette installation de Termez, quelqu’un à des infos complémentaires ?

  10. E-fred dit :

    à frédéric:

    En 2003:
    Les États-Unis ont recouru jusqu’en Asie centrale à l’aide de l’Alliance atlantique : l’Otan non seulement défend Kaboul, mais s’est aussi implantée, grâce à l’armée allemande, dans la province afghane, en l’occurrence à Koundouz.
    En 2005 :
    L’Allemagne a mis deux hélicoptères de soutien à disposition à Termez pour renforcer le soutien au commandement de la région Nord.
    La Suède a déjà fourni un Hercules C-130, basé à Termez, pour le soutien des transports aériens inter-théâtre de la FIAS.

    http://www.nato.int/docu/pr/2005/p05-099f.htm

    PDF :
    http://www.rmes.be/CDR10/CDR10_TR.pdf

    Sur Google :
    http://maps.google.fr/maps?ll=37.283614,67.320267&z=16&t=h&hl=fr

  11. Frédéric dit :

    Pour une réponse complète, elle est complète :)

    Mais est ce que cette aéroport à les capacitées de suppléer à Manas ?

    Sur la photo satellite, on ne voit que des cargos tactiques sur la piste, non des quadriréacteurs tel les KC-135.

  12. E-fred dit :

    J’ai fait une petite recherche:

    les vols avec les type d’avions à Termez :

    YK-4
    AN-4
    YK-4
    IL-4
    AN-4
    YK-4
    B-757

    The first Boeing-757 passenger aircraft has undertaken the new international return flight along the route Termez – Moscow. The new air route has been initiated and propelled by the Uzbekistan Airways National Air Company, the Pravda Vostoka daily has been quoted as reporting by the Uzbekistan National News Agency.

    The flight to Domodedovo, o­ne of the largest air harbors of Russia, has become possible thanks to the reconstruction of the Termez airport runway. After renovation and reinforcement of the runway will be brought in line with international standards, the air company is going to introduce with the local schedule several more flights to foreign countries.

    The airport officials also plan to reconstruct and refurbish the airport interior complex with a goal to create the high-level conveniences for the passengers. At the moment o­nly some part of the airport building meets such requirements.

    http://www.uzembassy-kuwait.mfa.uz/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=2776&mode=thread&order=0&thold=0

    B 757-200 Donc en version militaire = C-32A
    General characteristics

    * Crew: 16 flight crew (varies with mission)
    * Capacity: 45 passengers
    * Length: 155 ft, 3 in (47.32 m)
    * Wingspan: 124 ft, 8 in (37.99 m)
    * Height: 44 ft, 6 in (11.02 m)
    * Max takeoff weight: 255,000 lb (115,700 kg)
    * Powerplant: 2× Pratt & Whitney PW2040 engines, 41,700 lbf (184 kN) each

    Performance

    * Maximum speed: 530 mph (Mach 0.8) (850 km/h)
    * Range: 5,500 nautical miles unrefueled (10,200 km)
    * Service ceiling: 42,000 ft (12,700 m)
    http://en.wikipedia.org/wiki/Boeing_C-32

    Un quadri comme le KC-135 Stratotanker =
    Envergure 39,2 m
    Longueur 40,8 m
    Hauteur 11,5 m
    http://fr.wikipedia.org/wiki/KC-135

    Si les infos prises sur le net sont exactes, je pense que c’est possible, à quelques centimètres près….

    mais il faudrait poser la question à morice d’Agoravox…;-)

  13. Frédéric dit :

    Entendu, il faudrait voir l’emprise du terrain. Est ce qu’il y aurait de la place pour une grosse base dans ce qui est à l’origine un aéroport civl, ect…

    Avec un coup de » génie»  militaire, on doit être en mesure de rendre la zone compatible avec une activité miliaire en quelques mois.

  14. Bayram dit :

    Bonjour Clarisse

    Très intéressantes vos réflexions,

    On observe en Asie Centrale une volonté de s’autonomiser par rapport à la russie, ambition difficile mais de plus en plus l’UE tente de s’y implanter, pensez vous que l’UE peut aider ces républiques à construire leur indivudualité, et par la même occasion, s’imposer dans la recompositoin de l’espace centrasiatique entre Russie, Chine, USA, Inde… bonne journée, BB

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