fév 8, 2009
Mofiria : Sony met l’empreinte digitale au musée
Le ministère de la Justice japonais va peut-être pouvoir revoir son système de contrôle biométrique de l’immigration, après le récent déboire survenu à l’aéroport d’Aomori.
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Analyser le réseau vasculaire du doigt
Trois sociétés japonaises ont en effet développé un nouveau système d’identification basé sur les veines du doigt ou de la paume (il est nettement plus dur de changer de système veineux).
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Hitachi et Fujitsu ouvrent la voie
Hitachi (VeinID) et Fujitsu (Palm Secure) ont développé les premiers un système d’identification basé sur l’analyse de l’image du réseau vasculaire du doigt. Car comme l’empreinte digitale ou le code ADN, la structure des vaisseaux capillaires est unique pour chacun d’entre nous, son autre avantage étant d’être invariable avec l’âge (ce qui n’est pas forcément le cas des tous les doigts). Elle serait de plus pour l’instant impossible à forger de manière artificielle.


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Ce système de reconnaissance biométrique, courant au Japon, est principalement utilisé par les banques pour sécuriser les retraits d’argent depuis un automate.
En France, le système Hitachi commercialisé par Easydentic sous le nom de Biovein est principalement utilisé par les entreprises pour le contrôle d’accès.
Biométrie sans trace
La lecture des données s’effectue sans contact direct avec la peau du doigt ou de la main. Selon la CNIL, cette méthode d’identification est une biométrie sans trace, les données ne pouvant pas être obtenues sans le consentement de la personne : « Elle repose sur la reconnaissance de l’entrelacement des vaisseaux sanguins qui, par rapport à l’empreinte digitale, présente l’avantage d’être « caché » sous la peau si bien qu’il n’est pas possible, avec les moyens actuels, de capturer et copier cette biométrie à l’insu de la personne.»

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Sony miniaturise le système
Sony a mis au point son propre système baptisé Mofiria (traduction en anglais ici), qui se caractérise par une taille compacte, une analyse rapide des données et une grande simplicité d’utilisation. Ses dimensions réduites autorisent son intégration dans un ordinateur portable ou un téléphone mobile.
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L’innovation de Sony repose sur le développement de techniques optiques et d’algorithmes propres utilisés pour la compression des données.
Principe
Des diodes électroluminescentes (LED) proches de l’infrarouge projettent une lumière à travers le doigt.
De l’autre côté, un capteur CMOS lit les rayons lumineux réfléchis dispersés, et les transmet pour analyse de la structure vasculaire.

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Performances
Les chiffres communiqués par Sony :
• analyse effectuée en 0,015 seconde avec un PC et en 0,25 seconde avec un téléphone portable
• FRR (False Rejection Rate) : taux de rejet erroné (bonne personne non reconnue) = 0,1 %
• FAR (False Acceptance Rate) : taux d’acceptation erronée (personne reconnue par erreur) = 0,0001 %.
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Lancement
Mofiria devrait être commercialisé courant 2009.
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