avr 1, 2009
Poissons d’avril

BMT Group a développé, en collaboration avec l’équipe du professeur Huosheng Hu de l’université d’Essex, un prototype de poisson-robot capable d’identifier, d’analyser et de transmettre les informations sur une source de pollution.
Rory Doyle, directeur de recherche scientifique chez BMT Group, présente le projet : « Si utiliser des bancs de poissons-robots pour détecter la pollution dans les ports semble sortir tout droit de la science-fiction, il y a des raisons très pratiques pour choisir cette forme. Avec des poissons-robots, on suit un modèle créé par des millions d’années d’évolution qui est incroyablement efficace. Nous avons besoin de cette efficacité pour faire en sorte que nos capteurs de pollution naviguent sous l’eau pendant des heures.»

.
Le projet de Gijon
Cinq de ces poissons-robots seront testés en 2010 en Espagne l’année prochaine au large de Gijon, dans le nord de l’Espagne, dans le cadre d’un projet de recherche de la Commission européenne qui s’inscrit dans la démarche de certification ISO 9001 et 14001 initiée par la communauté portuaire de Gijon.
Chaque « poisson» mesure un mètre cinquante, se déplace de manière autonome (sans commande à distance) jusqu’à une vitesse maximum d’ 1 mètre/seconde. Il est programmé pour retourner à son port d’attache toutes les huit heures afin de recharger ses batteries. Son coût : 21000 euros.
Huosheng Hu explique :
« Nous concevons ces poissons de façon à ce qu’ils soient capables de détecter des changements dans l’environnement d’un port et de reconnaître des signes précoces de dispersion de la pollution, par exemple pour détecter une petite fuite dans un bateau. L’espoir est que cela puisse prévenir des rejets potentiellement dangereux dans la mer, avant que des fuites non détectées ne s’aggravent avec le temps« .
.
Une carpe japonaise…
Pionnier en matière de robotique, le Japon nous présente cette carpe, conçue par les ingénieurs de l’Université de Kitakyushu (laboratoire de robotique de Yamamoto).
Tai-robot-kun pèse 7 kg, nage silencieusement pendant une heure (durée de vie de sa batterie); ses écailles sont peintes à la main. Le projet consiste à y embarquer caméras et capteurs pour observer rivières et étangs sans perturber la vie aquatique.
.
…et une montgolfière méduse
Mais ma préférence aujourd’hui va à ces méduses mécaniques. La deuxième partie, avec cette méduse-montgolfière, est assez poétique.

.
photo poissons BMT Group © REUTERS/Jonas Borg/UPPA/Photoshot
Commentaires récents