juil 16, 2009
David J. Kilcullen : Afghanistan, les 12 prochains mois
Le CNAS (Center for a New American Security) a publié en juin Triage: The Next Twelve Months in Afghanistan and Pakistan, rédigé par David J. Kilcullen, Andrew M. Exum, Nathaniel C. Fick et Ahmed A. Humayun.

Triage: The Next Twelve Months in Afghanistan and Pakistan
36 pages découpées en 3 parties, pour comprendre la situation en Afghanistan et au Pakistan, énoncer les enjeux stratégiques cruciaux des 12 prochains mois et proposer des stratégies appropriées et articulées.
« To be sure, the road ahead in Afghanistan and Pakistan is long, and we predict violence in both countries to rise over the next 12 months. But with a renewed focus on protecting the population and the strengthening government agencies and security forces, the United States and its allies will be better positioned to seize the opportunities to reverse the deteriorating condition in both countries.
This paper is divided into three parts.
The first section outlines the current situations in both Afghanistan and Pakistan, with particular focus on Pakistan since the situation there is both graver and less well understood.
The second section provides two operational recommendations for Afghanistan and two for Pakistan.
The third and final section examines the question of metrics. Since momentum is crucial in counterinsurgencies, accurate metrics are necessary to reinforce what works and to change what does not.To implement this strategy effectively, the United States must rapidly triage in both countries. For the United States, NATO, and the governments involved, winning control over all of Afghanistan and Pakistan in the coming year is not a realistic objective; setting priorities is paramount. But because populations in civil wars tend to side with whichever group exercises control, protecting the population must take precedence over all other considerations. What counts, for now, is controlling what we can with the resources we have. Thus, this paper recommends that the United States and its allies pursue an “ink blot” strategy over the course of the next 12 months on both sides of the Durand Line, securing carefully chosen areas and then building from positions of strength.«
Télécharger Triage sur le site du CNAS.
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Focus stratégique n°17
Le feu dans le modèle de guerre occidental: de l’intégration tactique aux dommages collatéraux – Laurent Fromaget

Le Focus stratégique n°17 de l’Ifri, publié en juin également, aborde –entre autres– la complexité opérationnelle et cohabitationnelle au sein des coalitions.
« La puissance de feu à la disposition des armées occidentales est aujourd’hui quasi illimitée. Or, les conflits dans lesquels celles-ci sont impliquées sont menés pour des enjeux limités, et les contraintes politiques d’usage de la force n’en sont que renforcées. Cette étude propose d’analyser comment ce déséquilibre est apparu et quel est son impact sur le fonctionnement des coalitions.«
Les folios 27 à 35 apportent un éclairage européen complémentaire au rapport du CNAS.
La charnière air-sol : véritable dividende opérationnel du conflit afghan?
« Comme souvent en pareille situation, les armées qui redécouvrent les opérations « dures » adaptent une partie de leur corpus doctrinal et de leurs procédures aux réalités du théâtre d’opérations. À ce titre, le cas des frappes aériennes en appui des forces terrestres est particulièrement remarquable en Afghanistan.»
Le feu en phase de stabilisation : entre protection de la force et dommages collatéraux
« Engagées dans des opérations de stabilisation complexes, les armées occidentales se voient contraintes de poursuivre, l’adaptation de leurs modes de recours au feu.»
Boucle courte et glissement du processus décisionnel
« En Afghanistan, le caractère lacunaire du «front» crée un empilement au niveau sub-tactique de capacités et de prérogatives qui se répartissent habituellement sur plusieurs échelons de commandement, et dont les plus petits échelons peuvent bénéficier, à leur demande, suivant un principe de subsidiarité inversé.»
Le retour du politique : caveats et «dommages collatéraux»
« En coalition, les limites fixées par ces règles d’engagement varient d’une nation à l’autre et s’avèrent parfois extrêmement restrictives. Traduisant des sensibilités nationales différentes, ces restrictions d’emploi –ou caveats– sont d’autant plus contraignantes pour les coalitions qu’elles sont parfois tenues secrètes jusqu’au moment où une unité de la coalition décline une mission en invoquant lesdits caveats.»
Formaliser les cadres d’appréhension différents ?
« Compte tenu de son degré d’implication relativement important, c’est l’armée britannique qui semble éprouver les plus grandes difficultés à collaborer avec l’armée américaine.
D’une manière générale, au delà des différences d’approche purement militaires, l’emploi massif et régulier de bombardements dans une opération de stabilisation pose également le problème de la compatibilité avec les volets civils pour l’aide et la reconstruction, problème qu’il convient de gérer en amont et dans un cadre global avec tous les acteurs des organisations internationales et non-gouvernementales, en coordination étroite avec les autorités du pays, faute de s’aliéner le soutien de la population locale.»
Télécharger Focus stratégique n°17 sur le site de l’Ifri.
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Les nouvelles règles d’engagement en Afghanistan
« General Stanley McChrystal, commander of NATO’s International Security Assistance Force (ISAF), issued a revised Tactical Directive July 2. The directive provides guidance and intent for the employment of force in support of ISAF operations and updates the previous version issued in October 2008 by the previous commander. This directive also applies to all U.S. forces operating under the control of U.S. Forces-Afghanistan (USFOR-A).»
À lire sur la page Facebook de l’U.S. Forces.
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