les carnets de clarisse

transversalité & renseignement (relier les détails)

Devenez un (célèbre) espion de la guerre froide

CIA ou Stasi ? Choisissez votre camp ! Puis accomplissez votre mission en ligne sur le site du Mémorial de Caen, via le jeu Devenez un célèbre espion de la guerre froide.

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La chute du mur de Berlin, fin de la guerre froide

Articles, conférences, projection de films durant La nuit du mur, expositions virtuelles retraceront un panorama de la guerre froide, de 1945 à la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989.

Pour le vingtième anniversaire de cet événement qui a changé le cours de l’histoire, le Mémorial présentera à partir du 10 novembre 2009 un nouvel espace unique en France sur les raisons et les conséquences de cette journée historique.

Conçu autour de véritables pans du Mur de Berlin tagués aux accents du désir de liberté, ce nouvel espace de 400 m² présentera aux publics des objets et films d’époque qui raconteront la vie avant et après la chute du Mur.

Cet espace clôturera la visite du parcours actuellement dédié à la «Guerre froide». Le Mémorial de Caen sera le seul musée en France à présenter une vision complète de ces années qui, de 1945 à 1989, virent s’opposer les deux «blocs» de l’Est et de l’Ouest.

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Programme complet à télécharger ici.

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Les espions ne venaient-ils que du froid ?

Rencontrer des anciens acteurs de l’ombre, c’est possible: le samedi 14 novembre propose un après-midi de conférences gratuites et libres d’accès : 

Éric Denécé, Que savaient les services de renseignements français lors de la chute du Mur ?
Jean-Paul Picaper, Le rôle de la Stasi
Igor Prelin (ex-KGB), Le KGB a-t-il organisé la fin du bloc soviétique?
Tennent Bagley (ex-CIA), Le rôle de la CIA dans la dislocation du bloc soviétique.

Éric Denécé est directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R). Deux articles à lire en ligne sur cette période:
La véritable portée de l’affaire Farewell, Éric Denécé
La guerre du renseignement Est contre Ouest pendant la Guerre froide,
Gérald Arboit.

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Berlin-Stasi

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Jean-Paul Picaper a été correspondant du Figaro et de Valeurs Actuelles à Berlin ouest pendant la Guerre Froide. Berlin-Stasi retrace les 50 ans d’histoire de la Stasi, la Sécurité d’État est-allemande.

Deux critiques du livre :

La Gazette de Berlin :

Mêlant récit autobiographique, narration historique, extrait de documents officiels et témoignages comme dans la cinquième et dernière partie de l’ouvrage, Jean-Paul Picaper retrace l’histoire de cet État dans l’État qu’a été la Stasi.

Le livre s’ouvre sur cette anecdote surprenante. Nous sommes en 1995, Jean-Paul Picaper est de retour à Berlin. Arrivé à Tegel, il prend un taxi pour quitter l’aéroport. À peine installé, le chauffeur auquel l’auteur ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, le salue d’un «Bonjour Monsieur Picaper». L’homme s’avérait être un ancien fonctionnaire de la Stasi ayant travaillé sur le dossier de son passager constitué dans les années 70.

Valeurs actuelles :

La Stasi avait placé sous surveillance 4 millions d’Allemands de l’Est et 2 millions d’étrangers. Cette machine policière fut engloutie pendant l’hiver 1989-1990 avec une partie de ses secrets. Pas tous. Depuis novembre 1990, Normannenstrasse est un mémorial et un centre de recherches où l’on classe et exploite les archives récupérées.

«Les premières lectures des documents reconstitués sont très instructives», a confirmé l’Office des archives de la Stasi, dirigé par Marianne Birthler, une ancienne dissidente est-allemande. Le Berlin-Stasi de Jean-Paul Picaper, riche en histoires et en anecdotes, le confirme. On y découvre toute l’importance des missions d’infiltration et de manipulation de la gauche et de l’extrême gauche européennes, notamment de la Fraction armée rouge (RAF) avec laquelle l’Est entretenait des liens très étroits.

Un dossier très important échappa à la destruction: “Kurras”. Au total, 17 classeurs et 6000 pages, qui éclairent d’un jour nouveau l’histoire des mouvements contestataires et pourraient conduire à réviser l’histoire de la gauche occidentale, à mieux comprendre certaines campagnes de presse dans les médias occidentaux…

Pendant la guerre froide, n’importe quel agent de l’Ouest aurait payé très cher pour pénétrer dans ce “quadrilatère de la terreur”, 8 hectares abritant le cerveau de la Stasi, une toile d’araignée de 91000 salariés et 174200 indicateurs, les fameux “IM” (Inoffizieller Mitarbeiter, informateurs non officiels) mis en scène dans La Vie des autres. Il en coûte aujourd’hui 4 euros pour visiter le sinistre 103, Ruschestrasse, l’un des sites les plus secrets et les plus redoutés de l’ancienne RDA.

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Igor Prelin, officier du KGB de 1961 à 1991, est membre du Comité des experts conseils de Dimitri Medvedev. Spécialiste reconnu du monde du renseignement international, il a aussi été le professeur de Vladimir Poutine. À 71 ans, il est champion d’escrime de Russie (catégorie vétérans).

Pete Bagley, 32 ans de CIA, dirigeait en 1963 le contre-espionnage au sein du département soviétique. Il est l’auteur de Spy wars: moles, mysteries, and deadly games.

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Du Mur de Berlin aux murs d’aujourd’hui

Les 15, 16 et 17 décembre prochains auront lieu les 3e États de la paix dans les locaux parisiens de la MGEN, organisés par le Mémorial de Caen, en partenariat avec le CERI, l’IHEDN, l’ONU et l’Institut international des Droits de l’Homme et de la Paix.

Trois grands axes de réflexion y seront abordés lors des soirées-conférences:
• Les murs comme barrières de flux migratoires,
• Les murs politiques et idéologiques actuels,
• Les murs informatiques comme barrières de la transmission de la connaissance et de la liberté d’expression.

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Category: renseignement

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