sept 11, 2008 6
Du nationalisme
Il y a souvent confusion aujourd’hui en Europe entre les notions de patriotisme et de nationalisme, le nationalisme étant devenu une caricature du patriotisme, lui-même raillé ou ridiculisé.
sept 11, 2008 6
Il y a souvent confusion aujourd’hui en Europe entre les notions de patriotisme et de nationalisme, le nationalisme étant devenu une caricature du patriotisme, lui-même raillé ou ridiculisé.
sept 5, 2008 0
Romain Gary a eu plusieurs vies et plusieurs identités, mais sa fidélité à une certaine idée de la grandeur de la France incarnée par le général de Gaulle reste l’une de ses constantes.
Entre 1958 et 1969, il publie plusieurs articles dans la presse américaine, réflexions et témoignage personnel qu’il portait sur » l’homme de sa vie » à des moments clés de l’histoire.
Ces textes sont regroupés dans le livre Ode à l’homme qui fut la France.
Mon propos ici n’est pas de résumer ces textes, mais plutôt de noter certaines phrases ou passages qui me paraissent étonnamment d’actualité, quarante à cinquante ans plus tard…
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publié en décembre 1958 – article d’origine : « The man who stayed lonely to save France» , Life Magazine,
8 décembre 1958, vol. 45, n° 23, p. 144-158 – traduit par Paul Audi.
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Extrait 1 (p. 18) :
« Le meilleur portait de Charles de Gaulle dont nous disposons est la nouvelle Constitution française – sa Constitution. Tout est là en effet : la conviction de l’infaillibilité du peuple français, la vieille idée républicaine que la démocratie est un système de gouvernement conçu pour permettre aux meilleurs de gagner, la confiance fortement idéaliste en l’humanité, à laquelle s’ajoute la bonne volonté de jouer la carte de la grandeur de l’homme plutôt que de rechercher d’incessantes garanties contre sa perversité. Mais avant tout, la Constitution reflète la croyance optimiste de De Gaulle dans le fait que les peuples de toutes races et de toutes religions peuvent vivre et travailler ensemble dans la paix et l’harmonie.
• Si seulement la Constitution européenne pouvait être le portait philosophique de l’Europe… mais hélas la Constitution européenne (le projet) est le portait d’une Europe bureaucrate, normalisée… un texte sans âme, froid. Aucune vision spirituelle de l’Union, pas de trace du triple héritage religieux, humaniste et rationaliste : l’Europe s’est pourtant construite en réformant la religion, en croyant en l’homme et ses valeurs philosophiques universelles, en étudiant méthodologiquement le monde, pour créer un système politique novateur et révolutionnaire : la démocratie.
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Extrait 2 (p. 26) :
« En tant que nation, la France ne se sent jamais tout à fait elle-même quand ses dirigeants politiques ne sont pas au même titre ses chefs spirituels. Cette nation – qui se présente surtout comme le berceau du rationalisme – est en fait toujours à la recherche de quelqu’un qui parlerait à son âme. Il n’existe pas d’autre raison au rôle remarquable qu’ont joué dans l’histoire, dans la politique et dans la vie de la nation, les poètes, les philosophes et les écrivains. Victor Hugo, Chateaubriand, Lamartine, Malraux ont tous tenu des positions clés au gouvernement, alors qu’il est fort douteux que les États-Unis et la Grande-Bretagne eussent jamais confié la charge de conduire les affaires de la nation à un William Faulkner, un Eugène O’Neill, un Lord Byron ou un William Shakespeare.»
• Les Français aiment échanger des idées, depuis toujours. La création des cafés publics vers 1680 (le Procope), où l’on vient boire et lire les journaux, mais surtout discuter, échanger, polémiquer, participer à l’actualité, la politique et la vie artistique de son époque en est une illustration. Il y a souvent un fond de bon sens dans les brèves de comptoir.
À ce titre l’artiste, l’écrivain, le poète sont des figures aimées de la vie du pays, parce qu’agitateurs d’idées, créateurs, libres. Et comme ministres, symboles actifs de cette vitalité. Est-ce toujours vrai aujourd’hui?
Quant à la remarque sur les autres pays, il est intéressant de constater qu’en Europe, outre la France, on trouve l’exemple de Václav Havel. Y en a-t-il d’autres?
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Extrait 3 (p. 40) :
« Toute la conception gaullienne du progrès relève, en substance, d’un engagement spirituel. Au cours d’une récente conversation avec un scientifique français qui lui décrivait les merveilles de la conquête spatiale à venir, de Gaulle fit cette remarque : « Il se peut bien que nous allions sur la Lune, et cela n’est pas très éloigné de nous. La plus grande distance qu’il reste à couvrir gît cependant au fond de nous même.»
• C’est-à-dire comment voir autrement qu’avec les yeux de l’habitude. Comment lutter contre notre conformisme pour changer, évoluer ? En situation de paix (c’est-à-dire sans menace extérieure proche, sans catastrophe sanitaire ou naturelle), comment se remettre en question? comment changer la société et son organisation contre nous-même, et en cherchant en nous-même?
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Extrait 4 (p. 42-43) :
« Quelle que soit la part du succès remporté dans la résolution de problèmes spécifiques, la place ultime de De Gaulle dans l’Histoire dépendra probablement de quelque chose d’autre, de quelque chose de bien plus important. Elle dépendra en fin de compte de la solution qu’il apportera, ou manquera d’apporter, au conflit dramatique qui oppose en France la liberté et l’autorité, le progrès et la stabilité. Aucune République française, en effet, n’a jamais été capable d’observer le bon équilibre entre les deux. Le gouvernement a toujours fait montre d’une tendance soit à mourir d’une extension cancéreuse de liberté, soit à succomber à la rigor mortis d’un excès d’autorité. Bien sûr, la France n’est pas la seule à faire face à ce dilemme. C’est à vrai dire la survie en Occident de notre système démocratique tout entier qui dépend de la solution de ce conflit – sans doute le plus grand défi auquel l’homme moderne se trouve aujourd’hui confronté. Et ce n’est pas là un conflit entre l’Est et l’Ouest, étant donné que, tôt ou tard, la Russie soviétique, ses alliés et ses sattellites seront amenés eux aussi à résoudre leurs problèmes de liberté.»
Extrait 5 (p. 44) :
« L’approche spirituelle et idéaliste de la nature de l’homme a toujours été, en effet, la première de nos nourritures essentielles, notre unique inspiration et notre seul principe d’espérance. C’est encore la seule force qui puisse aujourd’hui nous empêcher de sombrer dans le totalitarisme et le matérialisme.»
• L’équilibre français entre les réformes et l’immobilisme, les corporatismes, la laborieuse évolution de l’Europe (Ouest et Est), les faiblesses de la démocratie, l’évolution de la Russie, les crises géorgiennes et ukrainiennes, le cas de la Turquie, un monde multipolaire en mutation permanente, la montée des intégrismes … nous y sommes exactement.
juil 29, 2008 4
Avant hier j’ai croisé par hasard deux lectures qui m’ont plongée dans une réflexion sur la crise politique belge. La vie politique belge est un sujet que je connais mal, bien que j’aie en mémoire l’hospitalisation subite de Leterme et sa gaffe sur l’hymne national.

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Sur Athena et moi, le blog de Joseph Henrotin, je lis le billet (et ses commentaires) Bon plus de gouvernement … divaguons alors! sur la situation politique belge. L’idée d’une partition/confédération semble sinon acceptée du moins inéluctable de part et d’autre, avec cependant le blocage majeur du cas de Bruxelles (BHV) – pour faire un mauvais jeu de mot, effectivement, vu d’ici, c’est bien le Bazar de l’Hôtel de Ville…
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Une des lectures en cours : De Gaulle et Roosevelt de François Kersaudy, éd. Perrin.
Tableau : nous sommes en mars 1943 et Anthony Eden (1), secrétaire aux Affaires étrangères de Churchill, est convoqué à Washington par le secrétaire d’État Cordell Hull, qui lui adresse des reproches sur le soutien de la Grande-Bretagne à De Gaulle, et refuse toute idée de création d’un gouvernement provisoire de la France en Afrique du Nord, les États-Unis préférant traiter avec Vichy et Giraud.
Je lis page 268 ce témoignage d’Anthony Eden :
« Après mon entretien avec Hull, j’ai dîné en tête à tête avec le président et Harry Hopkins. M. Roosevelt m’a exposé avec allégresse ses vues sur les problèmes européens. D’après lui, la Grande Bretagne, les États-Unis et la Russie devraient détenir l’ensemble de l’armement en Europe après la guerre *. Les petites puissances n’auraient rien de plus dangereux que des fusils.
[…] Ce qui est plus surprenant, c’est qu’il envisageait aussi une prise en main de l’ensemble de l’Europe par les trois puissances.
[…] Roosevelt s’est ensuite inquiété de l’avenir de la Belgique, et il a fait état du projet qu’il avait exposé à M. Lyttelton quelques mois auparavant. Il s’agissait de la création d’un État appelé la « Wallonie» , qui comprendrait la partie wallonne de la Belgique, ainsi que le Luxembourg, l’Alsace-Lorraine, et une partie du nord de la France.
[…] J’ai exprimé poliment (j’espère) mon scepticisme, et le président n’est plus revenu sur ce sujet.» (2)
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Je ne savais pas que Roosevelt avait ce projet de redécoupage géographique de l’Europe et de la Belgique.
En reliant les deux lectures, la convergence des projets me frappe, et je me demande s’il se pourrait que cette idée soit toujours d’actualité, dans le grand appétit qu’ont les États-Unis de dresser de nouvelles cartes du monde (3).
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Quelques recherches complémentaires googlesques plus tard, je trouve :
Sur les blogs strangemaps (là) et xarxes (ici), le couloir reliant la Wallonie à la région bruxelloise, tracé à travers la forêt de Soignes, sur la commune de Rhode-Saint-Genèse. Les mauvaises langues proposent plutôt un tunnel.
Dans les journaux Le soir et Le vif, où on lit quand même de drôles de commentaires : « On dirait que ce Mr Leterme veut une guerre civile entre les francophones et les néerlandophones. Il joue un un double jeu : d’un coté il dit qu’il est le 1er ministre de tous les Belges alors qu’en fait , il veut devenir le 1er Président de la République libre de Flandre. Il joue sur le fait qu’il est un métis néerlandophone/francophone […]»
Qaund un terme racial commence à s’appliquer à la langue, il y a de quoi s’inquiéter…
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Pour le blog strangemaps (ici), deux solutions sont possibles :
soit une intervention de très haut niveau « Maybe an international task force of chess grand-masters and Nobel prize winners under the auspices of the Dalai Lama could find a solution everybody could live with.» ,
soit laisser faire le réchauffement climatique :
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Raymond Troye, officier belge prisonnier dans un oflag, tient son Journal. Il rapporte une idée similaire. Sauf que nous sommes en juillet 1940 et que l’idée est allemande.
« Il paraîtrait que la Belgique formerait bientôt un royaume fédératif comprenant une partie flamande : Hollande et Flandres belge et française (capitale Lille). La deuxième partie (…) comprendrait la Wallonie, le Grand Duché et le nord de la France (capitale ?). La capitale de l’ensemble serait Bruxelles. Voilà les derniers racontars.»
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« La Flamenpolitik est une politique pratiquée par les autorités d’occupation allemandes lors des Première et Seconde Guerres mondiales en Belgique afin de permettre sa destruction et sa germanisation.»
En 1917, le gouverneur général Von Bissing rapporte à l’empereur Guillaume II :
« Je me permets cependant, d’ajouter qu’il ne serait pas bon d’abandonner à son sort la Flandre délivrée de la domination de la Wallonie, ou encore de la considérer comme un objet de marchandage dans les pourparlers de paix qui sont imminents. Si l’Empire allemand n’y prend garde, le sort de la Wallonie sera celui d’un ennemi de l’Allemagne, entièrement francisé. Une Wallonie rendue à l’influence française deviendrait automatiquement un instrument de domination anglaise et servirait de prétexte aux visées anglaises sur les côtes de la Flandre.»
La Flamenpolitik elle-même inspirée des idées du mouvement wallon (1912).
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Signé Gianpiero Sartini, cet article – fort bien écrit au demeurant – est annoncé comme paru dans Libération. Il a fait le tour des forums en mai 2008 (France ici et là – Belgique ici – Québec là), et des centaines de personnes l’ont reçu par mail. Sa présentation commence presque invariablement par la même phrase : « J’ai reçu ce matin par courriel un texte résumant ce que pense un journaliste français du problème de la Belgique et de ses partisans séparatistes flamands.»
Sur un forum belge consacré à la bande dessinée, « Messer» s’interroge sur son authenticité (lire le 6e post ici) en juin 2008. L’article commence à apparaître en décembre 2007.
Mais aucune trace de cet article, ni dans le numéro spécial de Libération du 28 novembre 2007, ni dans les forums de décembre 2007, ni sur le site du journal ou sur Google en cherchant le nom du journaliste…
Qui ?
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Un site qui présente toutes les cartes possibles après la disparition de la Belgique : cliquez ici, puis sur le rectangle « Flemish Questions» au centre, puis sur la rubrique « 23. Maps: What after Belgium?» .
Attention : la version française ne va pas jusqu’à la rubrique 23…
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On connaît la gêne que représente l’Europe pour les États-Unis, à la fois obstacle politique et adversaire économique. L’intérêt des États-Unis est dans une Europe faible et divisée.
Affaiblir l’Europe : l’attaquer sur ses points faibles. La diviser : attiser ses tensions et dissensions.
Ce projet de Roosevelt pour la Belgique est-il toujours d’actualité ?
Quel plus beau symbole de division de l’U.E. en effet que l’éclatement d’un pays dont l’enjeu, Bruxelles, se trouve être le cœur de l’Union européenne!
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Dans cette optique, on peut se demander si l’incident de la Marseillaise (ici) est réellement spontané, ou s’il prépare déjà l’idée d’un échec de la médiation. Yves Leterme est-il si maladroit ?
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Pour finir, car je n’ai pas d’opinion aboutie sur la question, je vous livre d’autres réflexions du général de Gaulle :
« Des Wallons m’avaient déjà demandé de les annexer à la fin de la guerre. Je n’ai pas voulu donner suite à leur démarche. En 45, il fallait respecter les frontières que nous a léguées l’Histoire, sauf les frontières des pays vaincus. C’est ce qui a été fait. La Belgique, il ne faut pas y toucher. Mais que les Wallons s’organisent pour défendre leur langue et leur culture, pour éviter que les Flamands ne leur marchent sur les pieds, nous n’y voyons aucune espèce d’inconvénient… Ou alors, il faudrait que les Flamands rendent la vie impossible aux Wallons, et qu’alors les Wallons se jettent dans nos bras. Mais nous n’avons surtout pas à bouger. Ce serait trop facile de nous accuser de vouloir nous arrondir aux dépens de la Belgique.»
« J’avais reçu une délégation de Wallons, bien décidée à préparer le rattachement. Elle m’avait expliqué que les Flamands étaient de plus en plus arrogants et finiraient par faire d’eux-mêmes sécession. C’est peut-être comme ça que ça finira.»
« La Wallonie existe, mais il n’y a pas une nation wallonne, les Wallons n’ont jamais cherché à devenir un État. Ils demandent à être intégrés au sein de la République française, dont ils ont déjà fait partie. C’est tout autre chose que, pour les Québécois, de s’émanciper de la domination anglo-saxonne.
« Beaucoup de Wallons pensent qu’ils seraient mieux traités par la France que par la Flandre. C’est probable. Ils retrouveraient au sein de la France la fierté d’appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture, le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines.
« Toutes choses qu’ils ont perdues dans leur association contre nature, imposée par les Anglais, avec les Flamands qui ne les aiment pas et qu’ils n’aiment pas. Pour les besoins de l’unité de la Belgique, on a raboté ce qu’ils avaient de différent. Ils en sont frustrés.»
De Gaulle n’était pas tellement mauvais pour voir l’avenir dans l’histoire passée.
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* Quant à la question militaire : en 1942, les États-Unis étant les seuls à préparer l’arme nucléaire proposent facilement l’idée théorique d’un partage de la puissance militaire avec la Russie, pensant qu’ils ont la suprématie absolue, le traité de l’Atlantique nord (4 avril 1949) marquant une étape significative dans cette intégration.
La guerre froide n’est peut-être finalement que le résultat de cette idée poussée à l’extrême, devenue brutalement impossible avec l’explosion en août 1949 de la première bombe atomique soviétique. Le partage réel de l’armement européen étant devenu brusquement inacceptable par le fait insupportable de perdre la suprématie de la dissuasion.
(1) « Ce diplomate, entièrement dévoué aux intérêts de son pays, ne méprisait pas ceux des autres et restait soucieux de morale internationale au milieu des brutalités cyniques de son temps. » (Charles De Gaulle, Mémoires de guerre, t. I, p. 198)
(2) A. D. Chandler, The war papers of D. D. Eisenhower, vol. III, p. 1667-1668
(3) Sur le sujet des cartes, voir sur le même blog le concours de cartes sur les États-Unis lancé en Turquie…
(4) Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, De Fallois-Fayard, 2000, t. III, p. 329.
(5) Ibidem, t. III, p. 334.